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Les villes sont créatrices et vectrices de sons, souvent définis comme des bruits.

On leur associe souvent une image négative qui tient de la pollution plus que de l’ambiance.

 

Il est généralement admis que la notion de pollution regroupe les nuisances sonores provoquées par des sources diverses et dont la manifestation peut varier de la gêne passagère à un problème de santé publique (altération de la qualité de vie, impact sur la santé, etc).

Les milieux urbains, de plus en plus densément peuplés, sont confrontés à ce problème et au regard des prédictions démographiques (60 à 70 % de la population mondiale devrait vivre en ville d’ici 2050), la tendance n’est pas à l’inflexion.

Néanmoins, (certains de) ces bruits fondent notre culture urbaine et font apparaître la ville comme un territoire composé d’activités sonnantes (Olivier Balaÿ).

En réalité, et comme nous le définissions en préambule, les sons sont très vite associés à des bruits en apposant à la nature sonore même un jugement moral de nuisance.

Il est pourtant difficile de définir précisément ce qui relève du son ou du bruit dans un paysage sonore urbain (les voitures, les travaux, la population, etc).

Ces marqueurs peuvent autant être assimilés à des nuisances qu’à des alertes. L’arrivée de la voiture électrique en est la preuve. Celle-ci est silencieuse et permet donc de réduire la pollution sonore mais elle rompt le signal presque instinctif qui prévient le piéton de l’arrivée d’un véhicule par l’ouïe avant la vue. Ainsi, les constructeurs et les laboratoires spécialisés réfléchissent à la mise en son des véhicules pour en faciliter l’identification par les piétons et donc réduire le risque d’accident.

En réalité, la Ville sonore ne peut pas être traitée comme une entité unique et continue. Au même titre que son tissu urbain, elle est constituée d’une multitude de sous-espaces connectés les uns aux autres formant un épiderme continu en apparence mais très fragmenté dans les faits.

Les notions de sons agréables ou de nuisances ne dépendent pas uniquement de mesures acoustiques. Murray Schaffer définissait le « paysage sonore » en fonction des appartenances sociales et culturelles ainsi la perception de la gêne varie fortement selon les populations.

Une stratégie pour chaque espace est nécessaire afin de réduire certaines nuisances tout en préservant les repères sonores constitutifs de nos expériences urbaines.